A quelques kilomètres de là, un homme d’une trentaine d’années est enchaîné à une chaise avec pour seul vêtement son boxer taché de sang. L’eau et la peur suintent des murs de cette cave et on peut entendre les gouttes de sueurs du détenu tomber sur le sol. Une femme à la tenue enfantine et aux cheveux d’une longueur démesurée s’approche de lui et un frisson le parcours, elle en rit et laisse apparaître de derrière son dos un long manche de bois recouvert de cuir au bout duquel pendent de longues ficelles rêches. Elle s’avance et d’un long mouvement léger caresse son torse puis descend, effleurant sa virilité qui malgré la situation se durcit. La jeune femme sourit. On pourrait lui donner le bon dieu sans confession. Une autre jeune femme aux cheveux bruns et ébouriffés rejoint la première et susurre à l’oreille de l’homme :
« Je vais répéter ma question une dernière fois, qui t’envoie ici ?
-Je ne sais pas je vous jure. L’homme panique et laisse échapper des larmes de peur qui coulent sur ses joues. J’ai reçu de l’argent et un coup de téléphone c’est tout, s’il vous plait libérez moi ! »
La seconde femme fait un signe de tête à sa collègue et laisse tonner sa voix grave :
« Tu n’as vraiment pas de chance mon pauvre. Aujourd’hui je suis fatiguée, je ne pourrais m’occuper de ton cas, alors je te confie à Sadisu, tu comprendras ton malheur. La jeune femme enfantine sourit.
-Jiji, tu me prêtes tes tejou s’il te plaît ? »
La dénommée Jiji lui lance une paire de menottes et sort de la pièce .
Une heure plus tard Sadisu rejoint Jigya qui fumait et lui prend gentiment la cigarette des mains pour en tirer une bouffée. Jigya la regarde sévèrement et lui dit :
« J’espère que cette fois tu n’as pas cassé tout le mobilier ?
-Non, ne t’inquiètes pas. Elle esquisse un sourire enfantin et poursuit. Je ne savais pas que le corps humain contenait autant de sang et de nerfs, ce fût fort instructif. »
Son amie la regarde avec des yeux écarquillés, redescend dans la salle puis remonte très énervée :
« Sadisutikku Na ! Tu fais chié t’en as foutu partout !
-Ne t’inquiète pas, j’ai appelé une équipe de nettoyage spécialisé dans ce genre de chose.
-Pff… Tu es désespérante. Elle passe son bras autour de ses épaules et l’entraîne plus loin. Bon pour te faire excuser tu vas faire à bouffer ! Allez, on y go ! »







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