Enfin je viens d’essayer ma dernière robe, j’en peux plus, rien ne m’a été épargné que se soit le rose bonbon ou la robe supra moulante et évidemment je me suis fait engueuler dés que j’émettais un refus… Mais pour le moment Manu et Nienna sont en train de parler prix je crois, moi qui est toujours haït les robes de soirées je suis servit, il m’en a pris une quinzaine…
« -Bon voilà monsieur j’espère que mes services ont été à la hauteur de vos espérances ?
-Oui merci beaucoup je pense que nous nous reverrons bientôt bonne journée ! »
Je la vois sortir précipitamment en cherchant du regard quelque chose (ou plutôt quelqu’un), c’est vrai qu’ils font un beau couple tout les deux je les voix bien se marier. Manu me prend la main ce qui me tire de mes pensées, je le regarde alors étonné :
« -Alors tu vois ça n’a pas été trop horrible…
-Toi tu te tais, ça a été horrible !!!
-Rooo de toute façon t’es jamais contente, bon si tu allais te préparer pour ce soir ?
- Ce soir ?
-Oui se soir on reçoit le directeur de la banque où je suis et sa femme.
-Quoi mais j’étais pas au courant, mais t’es fou et si jamais ils reconnaissaient mon nom de famille tu veux ma mort ????
-Tu me crois stupide, il est évident que je vais te donner un faux nom !
-Et lequel ?
-Tu seras Mademoiselle Debucourt, je leur ferais croire que tu es une de mes amis de l’aristocratie enfin tu vois le genre ?
-Oué…je grimace rien qu’à l’idée de me retrouver avec ces deux vautours
-Ro mais arrête de tirer une tronche digne d’un teckel allemand c’est pas la mort !!! »
Parle pour toi mon coco, d’un pas résigné je me dirige vers ma chambre ou doit surement m’attendre une domestique (j’hallucine toujours sur leurs fringues) je parierai sur Clotilde l’amie de Angeline…Je monte le grand escalier et me dirige vers ma chambre quand j’ouvre ma porte je fais un petit mouvement de victoire.
« -Mademoiselle quelque chose ne vas pas ?
-Euh non Clotilde tout vas bien et puis appelle moi Nadia s’il te plait ! »
Je m’avance vers la salle de bain quand je la vois me suivre, bon dieu c’est une manie de suivre les gens jusqu’à la salle de bain ! Ca se trouve Manu fait pareille…Oh le porc !!!
New York 8h30, deux jeunes femmes entrent dans une tour de verre si caractéristique de cette ville. Le hall est presque désert et silencieux, seule une jeune réceptionniste le trouble en répondant au téléphone et lorsque les deux amies passent elle leurs sourit de façon narquoise comme si elles partageaient toutes trois un secret.
La blonde appuie sur l’ascenseur qui s’ouvre automatiquement, elles s’engouffrent alors toutes deux pour monter au 13° étages. Arrivé à destination la brune demande à son amie :
« -Tu as tout. Elle acquiesce. Bon alors t’as compris bref rapide et concis si tu sort ton fouet je t’étrangle !!
-Mais vi je sais, allé ma Jiji on y va. »
Elles poussent les grandes portes en face d’elles et atterrissent dans un bureau immaculé ou trône un homme et une femme à un bureau.
Sans leur laisser le temps de réaliser qu’elles étaient là, la jeune femme blonde dégaine un revolver avec silencieux et tire deux coups. Les balles viennent se loger toutes deux dans leur front, sans bruit à part celui du craquement des os de la boîte crânienne. La dénommée Jiji regarde son amie scandalisée :
« -Sadisuuuuuuu t’abuses la, tu aurais put attendre un peu j’ai même pas eu le temps de sortir mon joujou !!
-Ba tu m’as dit bref, rapide et concis c’est ce que j’ai fait non ?
-C’est pas faux, d’ailleurs où tu as appris à tirer si juste ?
-Oh toute seule sur une photo de Raphi »
Jiji esquisse un sourire crispé et sort son portable avec lequel elle tape rapidement un message. « Commanditaire tué, tueur aussi. Envoyons rapport dans deux heures. » Puis d’un pas rapide elles sortent de la tour.
Quelques temps plus tard
Dans un petit chalet une jeune femme rousse se repose prés du feu les mains posées sur son ventre bien arrondis. Une dame plus âgée, elle, prépare une tasse fumante et lui donne à. Le temps est froid dans ce petit pays de l’est et c’était un rituel pour les deux femmes que de boire avant le repas du soir une tasse de thé ou de chocolat chaud. Rosa la boit goulument en se réchauffant de ce nectar. Puis au bout de quelques minutes elle sent sa tête lourde et sans comprendre elle sombre dans un profond sommeil. La vielle femme a un rictus satisfait et révèle un petit pistolet caché dans son tablier. Elle applique un silencieux et tire au cœur. Elle se lève et comme une tueuse de son niveau nettoie la scène du crime…
Au même moment Sadisu et Jigya emmitouflées dans leur manteau se dirigent vers cette jeune femme si douce qu’elles ont tant aimé, une indicible joie les prend et elles échangent les souvenirs si agréables qui les ont lié toutes trois. Mais arrivées à quelques mètres du chalet une ombre court vers la forêt . Elles se regardent et leurs instincts primaires aiguisés depuis leur plus tendre enfance reviennent. Jigya fait un signe de tête et avec sa compagne elles courent jusque dans la maison. Tout semble normale, Rosa dort dans le fauteuil son teint si pâle fait ressortir ses cheveux roux encore plus qu’habituellement. Sadisu se précipite vers elle pour constater les dégâts, la brune quand à elle appelle une ambulance mais à peine le téléphone se referme que Sadisu n’est plus là, elle voit la porte de derrière presque arrachée de ses gonds. Un ADN transformé leur à été donné, la mort a toujours été à leur côté et aujourd’hui Sadisu, le premier prototype, retrouve la forme instable et sanguinaire de sa jeunesse. Jigya part de la rejoindre mais ce ne fut pas dur, à 2km de la maison elle est là le corps d’une vielle femme à ses pieds, le sang coule de son coup où pend ses cordes vocales et en se rapprochant elle peut voir la blonde arracher les yeux des orbites du semi cadavre. Sadisu était le prototype imparfait car sanguinaire et préférant ses désirs au mission, mais elle reste tout de même la puissance parfaite. Jigya elle faisait parti de l’armée car parfaitement conditionnée, elle savait être froide et obéissante tout en gardant un pouvoir de décision étonnant. Elle entendit le bruit d’un élastique qui casse et elle vit les orbites dans les mains de Sadisu les nerfs se balançant dans le vent, le sang de sa victime est éparpillé sur son visage et ses cheveux. Alors Jigya la prend dans ses bras et l’assoit, elle lui donne un tranquillisant léger qui ne fera effet qu’à l’arrivé des secours qui emporteront le corps froid de Rosa

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