J’aime jouer, même si fut un temps où la simple vue d’un scène me donnait la nausée je n’ai jamais détesté faire du piano. Mais je refusais toute prestation en public car mes parents voulaient faire de moi une grande pianiste et ainsi pouvoir mettre un pied dans le domaine de la musique. Pour je n’étais qu’un produit pour leur entreprise mais je me suis rebellée lorsque l’évocation d’un mariage arrangé est venue sur le tapis, alors ils sont partis me laissant seule alors que j’avais à peine une petite quinzaine d’années… Puis quelques mois plus tard une nouvelle déception est arrivée et m’a fait plonger dans la drogue, la prostitution, la décadence. Ce fut à peu près au même moment que j’ai rencontré Saad et Rosa qui formaient déjà une belle bande avec Carl et Lionel. Je n’ai jamais été autant soutenue que dans cette période, et une semaine avant que ma prostitution soit découverte par Saad, Jigya et Sadisu nous ont rejoint égayant notre groupe d’une légère innocence tâchée d’un passé inavouable.
Dans le fond de la salle, mon regard se pose sur un jeune homme dans la pénombre qui m’est familier. J’essaie de le voir mais n’y arrive pas alors je finis la chanson et me dirige doucement vers lui quand deux puissantes mains me prennent par la taille et qu’une autre me pose un mouchoir sur le visage…du chloroforme. Ce café était le dernier endroit où je pensais que l’on pouvait me faire du mal, après tout Earl était toujours là pour me protéger des gens un peu gênants.







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